En l’honneur de ta musique, de tes poèmes, de tes
chansons, je te remercie pour tes messages porteurs
de paix et d’amour. Tes débats colériques contre les
mauvais coups bas du sarcasme des dictateurs, des
hommes politiques véreux, montrent ton idéal pour la
liberté d’expression et ton socialisme bien réel.
Pour ma part, j’aimerais un jour te rencontrer au fil de
tes concerts où ton talent d’auteur compositeur ne peut
être ignoré. Tant de grâce, d’engouement à travers toutes
ces décennies pour diffuser une musique digne du rythme
de « Zorba Le Grec »
L’été 2005, tu as fêté dignement tes quatre-vingt années
de vie au cœur de la Crète. Il est vrai que la Grèce ne serait
pas ce qu’elle est sans cette musique qui surprend le
moindre touriste. Le sirtaki ne peut être écarté de cette
culture grecque aux mille visages. C’est pour cela que nul
ne pourra t’oublier à travers les âges futurs.
Tes années d’emprisonnement t’ont valu une renommée
certaine sous un régime si détestable mais j’aimerais ne
plus revoir ces offenses contre les libertés d’expression qui
pourraient à nouveau bien apparaître au cœur de nos contrées
si la misère fleurit encore et encore. Il est vrai que ta musique
parle beaucoup de ces années difficiles, de la mélancolie se
glisse parmi tes refrains si ensorcelants, si grandioses !
Dans l'attente de ta réponse au sujet des prochains concerts,
je te prie de croire, Mikis Théodorakis,à mes salutations distinguées.
Christine
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