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Grand-Place de Bruxelles.

Grand-Place de Bruxelles.

Grand-Place à Bruxelles : Il est huit heures ! 

Huit heures du soir, soir de détente longue,

Longue de repos, de découvertes, d’arcades, 

Arcades flamboyantes, sous des étages fiers, 

 

Fiers d’appartenir à Bruxelles, la Flamande, 

Flamande sur tes arts, sur tes attraits du passé,

Passé aux milles visages de pierres, de rues, 

Rues envahissantes, jusqu’à  la Grand-Place ! 

 

Grand-Place, aux tapis de fleurs en août,

Août de tranquillité, de coloriages fleuris,

Fleuris sur toute la surface de pavés gris,

Gris comme le ciel souvent,  si chargé souvent!

 

Souvent l’Hôtel de Ville sonne pour plaire,

Plaire aux touristes, réveiller la maison du roi,

Roi sans personnage, sans existence, mais en face 

En face de ses habitants qui implorent son renom.

 

Christine Duhamel

 

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Emoticones

Emoticones

Devine-moi à travers mes émoticones

Rougir de plaisir, d'envie, de tendresse!

Lis-moi à travers les têtes qui déconnent

Adresse-moi tes plus belles phrases, tes prouesses!

                                                                               

Un clin d'oeil, un sourire, un fou-rire

Que d'émotions accompagnant ces jaunes rondeurs!

Que de signes parlant de mots sans le dire!

Que de réponses cachées au coeur de ton ardeur!

                                                                               

Emoticones d'un soir, d'un espoir, filent  la toile

D'une communication électronique cryptant les doigts,

D'un ordinateur qui délivre son coeur sous son voile

D'un internet combinant les longues paroles sans voix!

                                                                                       

Emoticones, vous m'avez convaincu sur toute la ligne

De vos rigolades, de vos taquineries, de votre tendresse

Sur une musique silencieuse aux songes dignes!

Sur un accord mesurant les rythmes de vos finesses!

 

Christine Duhamel.

 

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Sur les sentiers du monde.

Sur les sentiers du monde.

Sur la route des souhaits, je me suis reposée

Au détour d’une cascade, je me suis renouée
Avec la sage nature sur laquelle je m’invente
Les doux songes et les projets qui m’éventent.
 
La cascade aux milles reflets m’implore de grâce
Le doux ruisseau se tortille de joies sans disgrâce
Les fleurs multicolores frisent les berges escarpées
Les oiseaux ,de leur chant, parlent des rires oubliées.
 
Les routes du monde sont si difficiles parfois,
Elles nous guident sur des longs déserts sans foi
Mais les mers fascinent le marin en quête d’illusions
Et les vagues qui s’enroulent nous renvoient au fond.
 
Les montagnes attisent les passions des conquêtes
Les forêts de sapins nous cheminent vers les fêtes
Les écureuils nous racontent les histoires répétées
De l’humanité qui n’a toujours pas su s’entêter.
 
Les sommets blancs des gloires sensées s’enneigent
De pensées sommaires qui nous prennent au piège
Les goélands nous indiquent la vraie voie à suivre
Mais nos cœurs d’humains nous éloignent du vivre.
 
Les soleils nous inondent pour des éternels sentiments
D’amour, d’images rêvées d’enfance sans frémissement
Les ages vermeils s’enlisent dans des fauteuils velours             
Sous l’œil agacé des doctrines invoquant les beaux jours.

Duhamel Christine
 

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To climb on the city.

To climb on the city.

Why do you go away without passion?

Why do you agree with the city of power?

Anyone can’t buy the heart of my unknown devotion?

Through the towers, I’m looking for an invisible flower!

 

Combing the doors of the way which are disseminated!

Singing in the parts of the city, without speaking to the others!

Eating quiet for a quarter of an hour, love be located!

Sitting in the parcels of beating hearts for proclaiming the others!

 

Dreaming of the future can’t be a casual action to prove!

Crying for a different world would be necessary, good!

Giving gradually, it would be a part of getting into a groove!

 Running fast without smoking, it’s easy for you, so good!

 

 Carrying the arm of peace and love, you’re the big one!

 Feeling the air of change, it isn’t easy for the asleep!

 Scrawling through the roads of communication for the best one!

 Reading the news with fancy eyes, don’t look asleep!

 

Christine Duhamel.

 

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Fès.

Fès.

Soleil de plomb au milieu d'une ville folle,
Ruelles grouillantes de commerces sans fin,
Médina de foule, tant de travail sur tes sols,
Voix s'élevant à la conquête de clients sereins!

Les fontaines parsemées de dentelles carellées
Impriment leur grâce sur des places inondées,
Possedées par une sécheresse sans pitié,
Où l'eau coule sagement en dépit d'un bel été !

Mosquées de grâce pointant le doigt vers Allah
Tant de chants animant ces prières sans fin,
Tes habitants sourient aux portes du monde d'Allah!
Ton histoire a tant connu d'étudiants sur ton chemin!

Les babs de tes remparts animent ton ventrail!
Tant de portes poinçonnées, décorées à l'orientale!
Tant de scènes s'affichant au gré de tes murailles!
Vivre à Fès, c'est être vendeur, c'est la destinée fatale  !


Duhamel Christine.

 

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The outside man

The outside man

He seems so unlucky, so seedy

His dark eyes implore some kindness

His amazed hair recalls his idleness

His shoes have come off his fallen body.

 

The outside man had suddenly lost his work

The fate had deposited him along the street

Under the insensible lights which paint the street

Along the walls, he dreams about misty work.

 

His pitiable face speaks of this difficult life

Reduced to begging in the name of strict economy

In the name of an injustice which called redundancy

In the name of a bad luck which consume life.

 

The garbage can is sometimes his small wages

Bottles of whisky invade his body all day long

Homeless, alone, dirty, he roams about all day long

Thinking of the past where he could earn wages.

 

Christine Duhamel.

 

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Sur les traces de Germinal!

j'ai des ancêtres qui ont travaillé dans les mines au XIX ème siècle!

j'ai des ancêtres qui ont travaillé dans les mines au XIX ème siècle!

Emile Zola, jadis, contait sur son siècle sourd,

L'histoire des mineurs qui vivaient si en deçà,

De la pauvreté, de la soumission sans apparat,

Sans pouvoir se déplier de leurs soucis lourds.

 

Les mines illuminaient nuits et jours sans écho,

Les maintes galeries aux gueules noires priant

Le bon Dieu d'une pitié sans mesure, sans pourtant

Oser lui dire qu'ils avaient droit à une dose d'égo.

 

Tant de charbons, tant de travail, tant de victimes,

D'enfance abusée des sarcasmes du bourgeois dur,

De vies si nulles au fond des éboulis en tas d'ordures,

Où la honte rime avec la classe des idiots qui triment!

 

Les durs labeurs posaient leur visage en inclinations

Devant les finances sans coeur, sans ardeur, sans chaleur,

Où la seule erreur était d'avoir voulu vivre sa valeur,

Sur des chantiers dénudés de sens et de significations.

 

La révolution a voulu se faire entendre en choeur,

Mais les belles mains blanches avaient le sceptre d'or,

Les petites mains noires, la fatigue et le grand inconfort,

C'est si difficile de se battre contre l'ardeur des tueurs!

 

 

 

Christine Duhamel.

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