Refrain :
Sur les chemins d’ Afrique noire,
Je me suis tue devant les pouvoirs,
Sur les routes de l’éternel soleil,
Je me suis posée en état de veille,
Les chemins qui mènent aux villages,
Nous minent de pauvreté sage,
Sans cesse les cases s'affaissent,
Sous les toits d'ébène, que de faiblesses,
Sous les toits d'ébène, tant de promesses,
Sous les toits d’ébène, tant de grossesses,
Sous les toits d’ébène, peu de tendresses.
Couplet
1 :
Tous les chants du monde ne peuvent
te rendre les mots,
Les cases de l'oncle Tom tombent en poussières, tant de chaleur,
L’ébène est si dur pourtant, dans ces
pays noirs où faute d’eau,
Les langues se taisent à force
d’espérer les jours meilleurs,
Les nuits sont si longues sous un été
d’ébène, si chaud,
Couplet
2 :
Les coulées de boue sur leur peau noire d’ébène les
peaufinent,
Les invocations à Dieu invoquent le
chant des sauterelles ravageuses,
Les femmes dans les champs s’épuisent au courage des mains
fines,
Les puits qui s’assèchent d’eau se
raréfie au fil des années fiévreuses,
La rage de combattre les sécheresses éternelles s’épuisent tant et
tant,
Les rêves d’un monde meilleur ravivent leur fête de danses
d’antan.
Couplet 3 :
L’Afrique est pourtant si loin d’ici, si près dans nos
combats,
Les grandes savanes nous parlent de leur maigres ressources,
Les tempêtes de guérillas nous font ressurgir leurs
désarrois,
Les coups d’état ne peuvent que profiter de leur piètres
ressources,
Sans un toit d’ébène, que pourraient-ils devenir au cœur des
tam-tam,
Faudrait-il alors y voir les nouveaux temps des mages
infâmes.
Duhamel Christine.
ce texte me touche vraiment car il résume bien la situation de l'Afrique. Je reviens tout juste du Kenya, et ces mots me vont droit au coeur. Mais que faire pour aider ces pays africains? Bonne question, n'est ce pas?
Guy