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Articles avec #poemes sur voyage catégorie

CNOSSOS

CNOSSOS

Sur ce site enchanteur, Minos rit de ses lois
Dans l’entrave de mes pensées je t’aperçois
Les invocations aux dauphins sont héroïques
Sous les oliviers, tes chants crétois s’imbriquent.

 

Ton regard ne peut éviter les fresques colorées
Les pinacles au fond des salles se sont mêlés
A l’orée de tes bains sensuels, tu t’es revivifié
Sous l’œil attendri des sirènes volant les grès.

 

Vers tes scènes de jalousie, les belles se coiffent
Sans l’ombre d’un doute, je me suis mise à soif
Bénie soit cette civilisation sans jurer les scènes !
Lourdes de musique, les chants crétois reviennent.

 

Ornées sont les beautés s’incrustant sur les murs !
Votives sont les dentelles habillant leur chevelure !
Crétois sont les palais aux songes des nuits d’été !
Vivifiants sont les grands bains aux eaux filées !

 

Que ferais-je demain, loin de toi, sous les soleils ?

Peut-être bien un retour vers la cité vermeille,
Brunie par les rayons, je m’en irai avec regret
Loin de toi Cnossos qui m'a tant donné les clés!

 

Christine Duhamel.

 

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Sur les rives de Budapest.

Sur les rives de Budapest.

Sur les longues rives de Budapest, sous un soupir,
Je repense à tes charmes sous un ciel étreint d'élixir
Ton parlement étalé, s'élance d'aiguilles dentelées,
Sous le regard attendri du Danube aux courbes élancées.

Les palais entourés d'églises et d'arbres miraculés,
S'évertuent à exister sous tes folklores dentelés,
Buda et Pest, réunis pour une grande amitié à vie
Grâce à l'audace du Danube et de ses ponts attendris!

Les nuits à Budapest sont si lumineuses, si fascinantes,
Les tramways sillonnant les rues innombrables et pesantes
D'histoire à ne plus en finir, tracent leur rail sur leur chemin,
L'air attendri par les voitures préférant s'effacer en vain.

La colline de Buda regorge de mille merveilles à découvrir,
Grottes, château, églises, monuments à ne plus en finir,
S'évertuent à dominer Pest de toute leur digne hauteur,
Sous le regard complice de l'île Marguerite en leur faveur.


Christine Duhamel.
 

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Sur les marches d'Epidaure.

Sur les marches d'Epidaure.

Dans l’amphithéâtre des scènes antiques

Je me suis glissée sur un gradin d’histoire

Sous le soleil couchant se tenait la gloire

Du Péloponnèse livré aux arts dramatiques.

                                                                                           

Tous les arbres se taisaient au crépuscule,

Là, où dans l’hémicycle, les voix proféraient

Leur épopée sous les cieux d’une ère passée

Où l’Antiquité attirait les foules noctambules !

                                                                       

 La pièce de théâtre jouait son drame épique

Les costumes reflétaient les épopées d’Homère

L’acoustique retransmettait jusqu’aux arrières

Sans aucune faille, les paroles hellénistiques.

                                                                                            

Tous les oliviers environnants se pavanaient

Aux allées pourvues de cigales du Kynortion

Là, où les malades imploraient par invocation,

Asclépios, le bel héros au serpent tant vénéré !  

 

Christine Duhamel.

 

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Héra, ma déesse.

Héra, ma déesse.

Sous ton temple, de mon âme s’effile ma flamme

Oh ! Héra, toi la déesse du foyer, je m’enflamme,

Dans le bois sacré d’Altis, mes yeux s’égarent

Sur les colonnes blanches, Héra, ma belle, gare !

                                                                                     

Dans le dédale circulaire du Philippeion, je te vois

Belle, assouvie de tous tes désirs, je me louvoie

Au chant des Macédoniens, tel le grand Alexandre

Qui de son char, soulève les parterres de coriandre.

                                                                                   

Dans le couloir de la Palestre, je me suis voué

Au creux des bains purifiés, tu t’es dénudée 

Héra, déesse si blanche, si pure, si près de Zeus

Que me promettras-tu au détour du temple de Zeus?

                                                                              

Apollon ne peut me prendre raison de tes seins,

Les jeux olympiques n’attendent que les recoins

La flamme s’allumera devant ta grandeur vouée  

Sous les épreuves, je te serai âme et corps loués.

 

Christine Duhamel.

 

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En attendant les Propylées.

En attendant les Propylées.

         Sous un soleil de plomb de juillet, les touristes venaient de çà et là par tous les recoins qui menaient à l’allée première qui faisait découvrir la majestueuse entrée de l’Acropole. Les multiples plantations aux facettes desséchées parfumaient avec grâce et tendresse nos parcours le long du Rocher Sacré qui surplombe Athènes. De douces allées aux pierres étuvées jalonnant nos pas nous faisaient découvrir maintes occasions de saisir l’Acropole avec contemplation.

         Comme cela devait être beau, jadis, où Périclès menait avec tant de hardiesse la construction de cette grande cité. La démocratie battait son plein, les tailleurs de marbre rose foisonnaient le long du Rocher Sacré, les dieux grecs étant tant implorés surtout Athéna, déesse de la gloire et de l’intelligence guerrière, qui menait par ses grâces tant de temples.

        Vers les Propylées, mon coeur se serre. Que découvrirai-je là en ton seuil ?

 

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Belle Provence....

Belle Provence....

Comme une carte postale colorée de mille senteurs

Je te regarde, Provence, maîtresse de tes ardeurs

Sous les rayons de ton soleil imprimés de moire

Je te sens si fière de toutes tes belles histoires.

 

Champs de Lavande parcourant les sentiers gardés

Par les nombreux mûletiers chantant la Provence aimée,

Le chant des cigales vibre au son des parfums liés

Au coeur de récoltes si ennivrantes sous un ciel bleuté.

 

Belle Provence, telle une toile imprimée de douceur

Tu es l'âme des santons vêtus de tes grands labeurs

Qui ont fait ta réputation sans égale de ton ciel idéal,

De tes villages perchés aux vents d'un soudain mistral.

 

Tes herbes séchées au siège des étés si désséchés

Parcourent ta gloire, signe d'une récolte si recherchée

Ton accent usité d'un Pagnol qui ne cesse de s'égosiller

Au coeur de tes cités vivifiées par une mer si azurée!

 

Christine Duhamel.

 

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Au seuil de la plaine hongroise...

Au seuil de la plaine hongroise...

Des terres à perte de vue sans fin,
Des herbes folles dans une steppe échaudée,
Des troupeaux de bovidés étreints,
Des fermes étalées, tel un far-ouest oublié!

L'âme du hongrois s'y perd, c'est sûr!
Au coeur des champs où les chevaux sages,
Finissent par donner de leur cambrure,
Leur spectacle fou sur la putsza sauvage!

Belle ballade que voilà parmi ce paysage,
Loin des furies de la ville, et si septentrionale,
Sous l'oeil complice du ciel si calme, si sage,
Où Dame Nature maille sa verdure ornementale!

Dans les sentiers d'Hortobagy, j'ai trouvé ma joie,
Sous un crépuscule si chaud, sous un folklore dentelé,
Les réponses sur un monde loin des tourments narquois,
Avec un sourire bien hongrois au fil d'une calèche attelée!


Christine Duhamel

 

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