Douceur printanière se pose en rythmes balancés,
Sur les portées de mon destin, se fige la clé de sol,
Musique miroitée s'étale sur des ondes travaillées
Les notes se parent de pensées mêlées de paroles!
Christine DUHAMEL.
Douceur printanière se pose en rythmes balancés,
Sur les portées de mon destin, se fige la clé de sol,
Musique miroitée s'étale sur des ondes travaillées
Les notes se parent de pensées mêlées de paroles!
Christine DUHAMEL.
Silence au fond du Sahara, silence!
Nuit étoilée, nuit sans aucun bruit!
Etoiles illuminant ce sable ocre intense,
Dans une tiédeur douce au ciel de minuit!
Pas un souffle, que de mirages en prévision!
L'étendue des dunes s'étend sans merci!
Dromadaires au repos se plient sur leur position
Dans l'attente du soleil qui les lèvera sans merci.
Sahara, tu nous tiens par ta soif,ta chaleur,
Mais tes nuits sont douces et sages,
Le sable sous mes pieds chante sa valeur
D'être reine et souveraine dans ce grand paysage.
Les scarabées sont de sortie, au gré du Sahara,
A la recherche, peut-être d'une eau, qui sait!
Mais en vain, que faire pour trouver l'eau là,
Là où il ne pleut jamais, là où les puits sont clairsemés!
Le chant du désert me raconte son épopée,
Les étoiles reprennent en choeur son éternité,
Les dunes résonnent en choeur leur vitalité,
Le sable sussure la musique du désert sans pitié!
DUHAMEL Christine.
Un lien pour mieux le connaître: cliquez ici
Un poème inspiré du film "Un jour sans fin" et qui parle aussi du train-train quotidien!
Libre, mon coeur est libre, ce papillon me le dira !
Pauvre, ma maison est pauvre, ce papillon m'apportera !
Belle, comme je suis belle, comme les ailes de ce papillon !
Fragile, ma vie fragile, comme les ailes de ce papillon !
Mykonos aux multiples papillons, tu nous entoures,
De ta chaleur, de ta tiédeur, quand vient le cœur lourd !
De tes chants, de tes prières, quand vient le grand amour !
De tes chagrins, de tes larmes, quand vient l’aveu sans retour !
Moulins, papillons ont pris l'aventure des vents égéens,
Homère de ses poèmes a reconnu tant de secrets marins,
Les déesses m’auraient avoué son retour, sur une prose,
Mais les papillons nous appellent sur des rimes en prose.
Mykonos aux songes des étés grecs, vole en chansons,
Sur des musiques de muses, fait danser le bataillon,
Au milieu des papillons qui de leurs ailes gèrent l’île bleutée,
Balançant les vagues qui flirtent avec ses côtes savourées.
Christine Duhamel.
Sous les tuiles, j'entends la pluie
Qui roule, déboule, s'enroule,
Jusqu'au bord du toit, sans soucis!
J'entends les gouttes finir en boules.
Je vois son cristal s'édifier en force,
Tombant allègrement des nuages gris,
Sans penser à l'obstacle qui la force,
A s'écraser avec fracas, avec parcimonie.
En multitudes de gouttes orchestrées,
La musique de la pluie pose ses refrains
Sur une portée de déferlantes illustrées,
Qui s'écoule sur nos trottoirs en vain!
La pluie nous invite souvent de sa vie,
Nos toits bien penchés parlent du climat,
Nos pluies ont leur chemin tout engourdi
Par ses fréquences et sa joie de tomber là!
Duhamel Christine.
Dans les champs, au creux de ce moulin calmé,
Je te revoyais au temps des blés en pagaille,
Où comme les ailes de papillons, tu dansais
Au gré des vents épousant nos fiançailles.
Tes ailes tournoyaient en cadence, en chœur,
Où les rouages de nos vies grinçaient parfois,
Sous les coups pressants du meunier sans cœur,
Qui s’arrogeait le droit de rester sous ton toit.
Les vents dominants dominaient ton humeur,
Tant tu pouvais être le moulin d’un câlin,
Au sentier des ânes qui portaient ton labeur,
Tant tu te savais orgueilleux sous tes refrains !
Nos vies ont changé, tu es devenu le gardien
D’un lointain passé, où tu te refais une cure,
Sous l’effigie du touriste qui nous retient
Le temps d’un dimanche passé sous ton augure.
Christine Duhamel.
Soleil de plomb au milieu d'une ville folle,
Ruelles grouillantes de commerces sans fin,
Médina de foule, tant de travail sur tes sols,
Voix s'élevant à la conquête de clients sereins!
Les fontaines parsemées de dentelles carellées
Impriment leur grâce sur des places inondées,
Possedées par une sécheresse sans pitié,
Où l'eau coule sagement en dépit d'un bel été !
Mosquées de grâce pointant le doigt vers Allah
Tant de chants animant ces prières sans fin,
Tes habitants sourient aux portes du monde d'Allah!
Ton histoire a tant connu d'étudiants sur ton chemin!
Les "babs" de tes remparts animent tes ventrailles!
Tant de portes poinçonnées, décorées à l'orientale!
Tant de scènes s'affichant au gré de tes murailles!
Vivre à Fès, c'est être vendeur, c'est la destinée fatale !
Duhamel Christine.
Une boîte, qu’est-ce qu’une boîte ?
Au fond d’une boîte, le plat, le vide
Au-dessus de celle-ci, le dessus du vide
Sur ses contours, toute la forme d’une boîte!
Tant de boîtes à ouvrir, tant d’emballages aussi!
Tant de coins mystérieux imposant un point!
Au fil des rayons entourant tous ces coins!
Au son d’une musique sombre de la nuit!
Ouvrir une boîte, c’est ouvrir son histoire,
Cerner une boîte, c’est confiner ses dimensions,
Poser une boîte, c’est lui donner une position,
Envelopper une boîte, c’est l’habiller de gloire!
Toutes les boîtes du monde devraient se réunir
Coin par coin, arête par arête, face par face
Pour faire le train de l’union la plus tenace
Dessinant les chemins sans fin des boîtes à venir.
DUHAMEL Christine.
Excuse-moi d'avoir oublié d'être ce que je ne suis pas,
Délivre-moi de mes chaînes lourdes à porter là!
Là où la liberté n'est pas en mesure d'être née!
Là où les pensées se taisent au son des sourdes volontés!
Vivre dans ces pays-là, c'est toujours là où on craint!
S'endormir sous son étoile, c'est partir dans des rêves vains!
Chanter liberté aux pays des silences, c'est interdit!
Annoncer son vouloir et sa dignité, c'est un ennui!
Lois pour les autoritaires seulement, c'est pas autrement!
Esclaves d'une politique qui s'affiche ouvertement!
Faillir aux dogmes, c'est mourir sans mourir!
Silence des hommes qui s'élancent vers le nadir!
Que faire contre les dictateurs lorsqu'ils sont posés?
Le monde s'écrie souvent mais ils aiment s'imposer!
Notre victoire, c'est de dénoncer ces pays-là
Mais la politique mondiale se tait pour ses achats!!!
Christine DUHAMEL.